L'art de l'astrologie intuitive

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Atlas portant le monde gravure sur bois 1559

Tout d’abord faut que je vous raconte une petite anecdote s’enfilant de fil en aiguille pour faire ensuite résonance. Mardi 16 janvier la veille de la Nouvelle lune, je suis allée faire mon tour habituel à Emaus et comme à chaque fois dans l’espace où sont rangés les livres d’astrologie. J’ai trouvé un auteur que je n’avais pas encore dans ma bibliothèque « Anne Barbault », la fille du célèbre et illustre « André Barbault » , son livre : Introduction à l’astrologie et en le feuilletant je n’ai pas hésité à le prendre. Aujourd’hui en voulant faire des recherches sur Google, j’ai découvert que la découverte de ce livre avait été faite le jour de l’anniversaire de l’auteur, vous ne croyez pas que c’est une heureuse coïncidence ??

Sans plus attendre, je vous partage un extrait de ce livre que vous pouvez retrouver d’occasion sur le web si l’auteur vous inspire…

« Et si, en dépit de la connaissance qu’elle procure ou même à cause de celle-ci, l’astrologie nous était nuisible ?

Aucune science n’échappe au traitement malheureux qu’on peut lui faire subir, la physique ou la chimie par une dangereuse application de leurs découvertes, la médecine par une standardisation thérapeutique ect. S’il est juste de critiquer l’erreur pratique, le savoir en lui-même ne saurait être pour autant mis en cause. N’importe quelle connaissance exige en plus de la compétence le sens de ses responsabilités.

Laissons ici les saltimbanques de la bonne aventure et tenons-nous en à l’astrologue authentique. C’est naturellement à lui qu’est imputable le mauvais usage de son art, le plus souvent par faiblesse envers le client, en se laissant entraîner dans son système de croyance.

L’aveuglement habituel du consultant est de croire que tout est fait à l’avance parce que le cours des astres rend les arrêts du destin : il suffit donc de lire dans le thème le dévoilement de l’avenir, ce qui implique du même coup que le consulté doit tout savoir, le pauvre… […] Ce que contient le thème est seulement un monde de potentialités, la virtualité d’un être ; si c’est en puisant à ces forces vives que celui-ci s’anime, c’est en ses propres mains que la vie qu’il en tire prend forme, à sa façon de les consommer et de les utiliser qu’il concrétise son existence. Si l’on ne se prenait pas en main, surtout dans notre société, qu’adviendrait-il de nous ? Que l’homme soit l’artisan de sa destinée est l’évidence même, pour peu que l’on y réfléchisse.

Il n’empêche que c’est cette fâcheuse disposition d’esprit déterministe qui, trop souvent conduit le client dans le cabinet de consultation. Nul doute que se justifie en la circonstance la critique assimilant son intérêt ou sa curiosité à une démarche infantile et condamnant le résultat à une déresponsabilisation. Croyant subir un sort et attendant passivement que lui soit révélé ce qui doit lui arriver, ce type de consultant adopte une inertie désarmante qui contribue à le démobiliser dans la prise en main de son existence.

L’astrologie peut alors servir d’alibi à une certaine lâcheté devant la vie, en allant jusqu’à confier la sienne en des mains étrangères, escamotant sa liberté de choix et justifiant sa démission par un «  c’est la faute à Saturne ». Le consultant le plus déroutant est celui qui ne s’intéresse pas à la connaissance de soi, croyant connaître son caractère et entendant qu’il est inutile d’en parler. Son absence de psychologie le réduit à se suspendre au pronostic et du même coup à se pendre aux basques du pronostiqueur. C’est lui qui attend le plus que celui-ci prenne des décisions à sa place et se substitue à sa personne pour résoudre des problèmes pourtant non interchangeables. C’est ainsi que l’on se met dans la peau d’un assisté, que l’astrologue devient un tuteur et l’astrologie une drogue.

Avec ce genre de clientèle, s’opère un glissement de la consultation classique, au contenu de pure information psychologique, vers un type de consultation qui relève de la psychothérapie. Un certain état névrotique est souvent le mobile de celle-ci, le sujet cherchant, sans clairement le savoir, à se soulager par le moyen de la consultation. Si la peur de vivre pousse certains à fuir la fréquentation des astrologues, elle en conduit d’autres à avoir vis-à-vis d’eux une dépendance malsaine en leur faisant jouer par leurs confidences des rôles de confesseur, par leurs débats d’états d’âme des rôles de directeur de conscience, par leurs décharges d’émotivité des rôles de thérapeute. Il est évident qu’il entre toujours un peu de cet ensemble de données dans la consultation « normale » ; c’est d’ailleurs ce qui fait que si celle-ci est réussie, par une heureuse rencontre et une transmission de qualité, le client n’a pas seulement le sentiment d’avoir appris quelque chose de précieux ; il ressent au surplus cette sorte de bienfait que procure toute retrouvaille profonde avec soi-même. C’est en ce sens que la consultation peut avoir une valeur de phénomène auto-thérapeutique » […]

Voilà un astrologue qui n’a pas froid aux yeux d’exposer son  regard de la pratique de l’astrologie comme elle est vécu aujourd’hui et pas uniquement en consultations, mais aussi visible dans les discussions astrologiques ou encore les demandent d’aides fait très souvent appel à la sensibilité humaine face à un cas d’urgence comme – ci il s’agissait très souvent d’un accident de la route. On peut dire inconsciemment , j’ai choisi délibérément cet extrait, en espérant qu’il suscite chez le lecteur, un éveil et une ouverture de la pratique consciente de l’astrologie.

©Lunesoleil

– tous droits réservés, pour le texte –

L’astrologie et la peur

Commentaires sur: "Du mauvais et du bon usage de l’#astrologie" (1)

  1. « L’astrologie peut alors servir d’alibi à une certaine lâcheté devant la vie, en allant jusqu’à confier la sienne en des mains étrangères, escamotant sa liberté de choix et justifiant sa démission par un « c’est la faute à Saturne ». Le consultant le plus déroutant est celui qui ne s’intéresse pas à la connaissance de soi, croyant connaître son caractère et entendant qu’il est inutile d’en parler. Son absence de psychologie le réduit à se suspendre au pronostic et du même coup à se pendre aux basques du pronostiqueur. C’est lui qui attend le plus que celui-ci prenne des décisions à sa place et se substitue à sa personne pour résoudre des problèmes pourtant non interchangeables. C’est ainsi que l’on se met dans la peau d’un assisté, que l’astrologue devient un tuteur et l’astrologie une drogue »

    Je suis to-ta-le-ment d’accord ! Hélas, cela se constate beaucoup et surtout avec le tarot, où les gens se comportent parfois comme si « les cartes décident quelque chose, et c’est comme ça, c’est la faute des cartes ». On ne subit pas le tarot et on ne subit pas l’astrologie. C’est un assistant de vie pour nous aider à nous comprendre et à comprendre les autres. Ce n’est pas le prolongement de notre conscience.

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